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	<title>Banque africaine de l’énergie &#8211; Africa Truth</title>
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		<title>Énergie : Yaoundé peut-il vraiment compter sur la nouvelle banque africaine ?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 18:41:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Alors que le Cameroun doit mobiliser plus de 12 milliards de dollars pour transformer son secteur énergétique d’ici 2030, la Banque africaine de l’énergie (BAE), récemment installée à Abuja au Nigera, apparaît comme une nouvelle option de financement. Mais son assise financière encore limitée tempère les espoirs d’un soutien rapide aux projets structurants du pays. Le Cameroun est engagé dans une profonde recomposition de son secteur énergétique. Adopté en 2025, le Compact énergétique national (CEN) prévoit une mobilisation globale de 12,5 milliards de dollars pour moderniser la production, le transport et la distribution d’électricité, tout en accélérant le développement des énergies renouvelables. À lui seul, le secteur privé devrait contribuer à hauteur de 6,5 milliards de dollars. En parallèle, la Société nationale de raffinage (Sonara) poursuit son programme de restructuration et de réhabilitation (Parras 24), estimé à près de 292 milliards de FCFA, afin de relancer durablement ses activités de raffinage. Dans ce contexte, la création de la Banque africaine de l’énergie (BAE), dont le siège a été inauguré le 3 février 2026 à Abuja, suscite un intérêt particulier à Yaoundé. Portée par l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) et Afreximbank, l’institution ambitionne de combler le vide laissé par le retrait progressif de plusieurs bailleurs internationaux du financement des hydrocarbures. La BAE vise un capital initial de 5 milliards de dollars, destiné à soutenir des projets pétroliers et gaziers en amont, intermédiaire et aval dans ses 18 États membres, dont le Cameroun. Mais à ce stade, la mobilisation du capital reste incomplète. Les souscriptions enregistrées ne couvriraient qu’une partie du montant requis, obligeant les promoteurs à envisager un seuil opérationnel provisoire de 500 millions de dollars. Si l’institution marque une avancée politique majeure en faveur d’un financement africain des ressources africaines, sa capacité réelle à accompagner, à court terme, des projets lourds comme le Compact énergétique camerounais ou la réhabilitation de la Sonara demeure conditionnée à la consolidation de son capital. Pour le Cameroun, la Banque africaine de l’énergie représente donc davantage une perspective stratégique qu’un guichet immédiatement opérationnel. Entre ambition continentale et contraintes budgétaires des États membres, l’enjeu sera désormais de transformer cette initiative institutionnelle en véritable outil de financement structurant pour les économies africaines.]]></description>
		
		
		
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