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	<title>ITIE 2023 &#8211; Africa Truth</title>
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		<title>Or artisanal : le Cameroun serre la vis pour freiner la contrebande</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 09:12:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À compter du 20 février 2026, le gouvernement camerounais retirera les autorisations d’exploitation artisanale semi-mécanisée aux opérateurs non conformes au Code minier de 2023. Objectif : renforcer la traçabilité de l’or, sécuriser les recettes fiscales et reprendre le contrôle d’un secteur longtemps dominé par l’informel. Dans un communiqué publié le 9 février 2026, le ministre camerounais des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) annonce le retrait imminent des autorisations accordées aux exploitants artisanaux semi-mécanisés qui n’ont pas respecté leurs obligations administratives et environnementales. Cette décision fait suite à une réunion tenue le 21 janvier 2026 entre le Minmidt, la Société nationale des mines (Sonamines) et les opérateurs du secteur. Ces derniers disposaient d’un délai de quinze jours pour s’acquitter de la caution de remise en état des sites et signer les cahiers de charges requis. Un délai jugé « largement dépassé ». En application de l’article 168 (2) du Code minier de décembre 2023, les sites concernés seront fermés. Au-delà d’une simple mesure administrative, l’État cherche à reprendre la main sur une filière stratégique. Les exploitants en règle devront désormais, dans un délai de trois mois, mettre en place un système d’exploitation en « vase clos » &#8211; ou s’associer à une structure qui en dispose &#8211; et produire une étude de faisabilité sommaire précisant la teneur du gisement et un seuil minimal de production. L’objectif est clair : rapprocher les volumes déclarés de la production réelle afin d’évaluer avec précision les recettes attendues, notamment l’impôt synthétique de 25 % et la taxe à l’exportation de 5 %. Travail de nuit interdit et filtrage renforcé Le ministère introduit également un contrôle en amont. Toute nouvelle demande d’exploitation artisanale devra être précédée d’une autorisation d’accès au site délivrée par le délégué régional des mines pour la réalisation de sondages techniques. Le travail de nuit est rappelé comme formellement interdit, tout comme l’activité artisanale à l’intérieur des permis de recherche. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de forte suspicion de sous-déclaration. Le rapport ITIE 2023 indique que seulement 22,3 kg d’or ont été officiellement exportés en 2023 selon les Douanes camerounaises. Un chiffre en décalage avec les statistiques des Émirats arabes unis, principal importateur, qui font état de 15,2 tonnes d’or en provenance du Cameroun sur la même période. Pour les autorités, ce différentiel massif traduit l’ampleur de la contrebande et justifie un encadrement plus strict du secteur. Une dynamique continentale Le Cameroun n’est pas isolé dans cette démarche. Plusieurs pays africains ont récemment renforcé le contrôle de leur filière aurifère artisanale. Au Ghana, les autorités ont multiplié les opérations contre l’orpaillage illégal (« galamsey »), imposé des moratoires et restructuré l’encadrement du secteur. En Tanzanie, à partir de 2017, le gouvernement a instauré des centres d’achat d’or contrôlés par l’État afin de mieux canaliser la production artisanale et accroître les recettes publiques. Le Mali et le Burkina Faso ont également suspendu ou fermé certains sites artisanaux pour des raisons fiscales et sécuritaires. Partout, les objectifs convergent : réduire la fuite de l’or vers les circuits informels, renforcer la traçabilité et sécuriser les revenus publics dans un contexte de forte demande mondiale. Pour le Cameroun, l’enjeu dépasse la simple conformité réglementaire. Il s’agit de transformer une richesse géologique longtemps marginale dans les comptes publics en véritable levier budgétaire et stratégique. La réussite de cette réforme dépendra désormais de sa mise en œuvre effective sur le terrain &#8211; et de la capacité de l’État à concilier formalisation, attractivité et stabilité sociale dans les zones minières.]]></description>
		
		
		
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