Business & entreprises
A la Une

Kenya : près de 50 projets d’infrastructures proposés aux investisseurs privés

À l’ouverture du Kenya International Investment Conference 2026 à Nairobi, le président William Ruto a dévoilé un vaste portefeuille de projets en partenariat public-privé, visant à attirer des capitaux privés dans les infrastructures stratégiques du pays.

Le gouvernement kényan met sur la table près de 50 projets couvrant les routes, les ports, l’énergie et l’aménagement du territoire. Présentés à différents stades – études, négociations ou exécution – ils s’inscrivent dans une stratégie globale de réduction de la dépendance à la dette publique.

Plus de 2,9 milliards de dollars d’accords ont déjà été annoncés en marge de la conférence, illustrant l’intérêt des investisseurs.

Des projets structurants pour l’économie

Parmi les priorités figure la modernisation de l’axe Nairobi – Mombasa, un corridor clé du commerce régional appelé à devenir une autoroute à péage intégrant des zones économiques et des hubs logistiques.

D’autres projets routiers visent à renforcer les connexions régionales, notamment vers l’Afrique de l’Est intérieure, tandis que les investissements portuaires concernent les installations de Kenya Ports Authority à Mombasa et Lamu pour accroître les capacités de traitement du fret.

Énergie, eau et projets innovants

Le programme inclut également le développement de lignes de transport d’électricité pour améliorer l’accès à l’énergie, ainsi que de grands projets hydrauliques combinant production électrique, irrigation et approvisionnement en eau.

Parmi les initiatives les plus marquantes figurent une usine de dessalement à Lamu, des projets géothermiques, mais aussi un projet inédit de port spatial commercial à Malindi, encore à l’étude.

Un levier pour la transformation industrielle

À travers ces investissements, le Kenya ambitionne d’accélérer son industrialisation, notamment via des zones économiques spéciales et des parcs industriels.

L’objectif affiché est clair : porter la contribution du secteur manufacturier à 20 % du PIB, en s’appuyant sur des infrastructures modernes et des partenariats avec le secteur privé.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page