Égypte : l’inflation ralentit à 10,1 % en janvier mais les prix alimentaires repartent à la hausse

L’inflation annuelle en Égypte a légèrement reculé en janvier 2026 à 10,1 %, contre 10,3 % en décembre. Toutefois, la hausse mensuelle des prix s’est accélérée, portée notamment par une forte augmentation des produits alimentaires, selon les données publiées par l’agence nationale de statistiques (CAPMAS).
L’économie égyptienne enregistre un léger répit sur le front de l’inflation annuelle. En janvier 2026, l’indice des prix à la consommation affiche une progression de 10,1 % sur un an, en légère baisse par rapport aux 10,3 % observés en décembre 2025.
Mais derrière ce ralentissement modéré, la dynamique mensuelle révèle une pression plus marquée. Les prix ont progressé de 1,5 % en janvier, contre seulement 0,1 % le mois précédent.
L’alimentation en première ligne
La hausse mensuelle est principalement alimentée par le renchérissement des produits alimentaires et des boissons, en augmentation de 2,7 %. Les légumes enregistrent une flambée de 8,5 %, tandis que la viande et la volaille progressent de 5,1 %. Les produits de la mer affichent également une hausse de 1,7 %. Le café, le thé et le cacao augmentent de 6,7 %, malgré une baisse de 2,5 % des prix des fruits.
Cette évolution pèse directement sur le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte où les dépenses alimentaires représentent une part importante du budget des foyers.
Des tensions persistantes sur les services essentiels
Sur un an, plusieurs postes stratégiques enregistrent des hausses significatives :
- Logement, eau, électricité et gaz : +23,1 %
- Transports : +20,6 %
- Santé : +19,4 %
- Boissons alcoolisées et tabac : +18,6 %
Les vêtements et chaussures (+13,6 %) ainsi que les restaurants et hôtels (+12,2 %) affichent également des augmentations notables.
Un équilibre encore fragile
Si le ralentissement annuel peut être interprété comme un signal de stabilisation progressive, l’accélération mensuelle souligne la persistance de tensions inflationnistes, notamment sur les biens de première nécessité.
Pour les autorités économiques, l’enjeu reste double : contenir les pressions sur les prix tout en soutenant l’activité et la consommation intérieure dans un environnement régional et international toujours incertain.



