Énergies renouvelables : la Banque mondiale active un levier de 1,65 milliard $ avec AMEA Power

Le Groupe de la Banque mondiale s’appuie sur la MIGA pour mobiliser plus de 1,65 milliard de dollars en faveur de projets énergétiques dans les marchés émergents. L’Afrique figure en première ligne de ce programme qui marque un changement d’échelle dans le financement des infrastructures.
Le financement des énergies renouvelables franchit un nouveau cap dans les marchés émergents. L’Agence multilatérale de garantie des investissements a conclu un accord stratégique avec le développeur AMEA Power afin de soutenir un portefeuille de projets énergétiques à grande échelle en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie centrale.
L’objectif affiché est de faciliter la mobilisation de plus de 1,65 milliard de dollars d’investissements, en s’appuyant sur des mécanismes de garantie destinés à réduire les risques liés aux environnements d’investissement jugés sensibles.
Concrètement, jusqu’à 1,48 milliard de dollars de garanties pourront être déployés pour sécuriser des financements sous forme de fonds propres, quasi-fonds propres et prêts d’actionnaires.
L’Afrique en première ligne
Plusieurs pays africains sont concernés dès la première phase du programme, notamment la Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Afrique du Sud, Togo et Ouganda.
Au total, ce portefeuille devrait permettre l’installation d’environ 2 766 MW de capacités de production électrique, accompagnées de 2 729 MWh de solutions de stockage par batteries. Les chantiers pourraient générer plus de 17 000 emplois directs pendant leur phase de construction.
Lire aussi : Au Kenya, le chauffe-eau solaire s’impose comme une solution simple pour réduire la facture énergétique
Si les montants précis par pays ne sont pas encore détaillés, l’ambition est claire : accélérer la mise en œuvre simultanée de plusieurs projets, plutôt que de les traiter individuellement.
Un changement de méthode dans le financement
Cet accord illustre une évolution dans l’approche de la MIGA. L’institution passe d’un traitement projet par projet à une logique de portefeuille, permettant de gagner en rapidité et en efficacité dans la structuration des financements.
Ce modèle répond à un besoin bien identifié. Dans son analyse sur le financement de l’accès à l’électricité en Afrique, l’Agence internationale de l’énergie souligne le rôle clé des garanties pour rassurer les investisseurs et attirer des capitaux privés vers des marchés encore perçus comme risqués.
Pour des acteurs comme AMEA Power, ce type de dispositif constitue un levier déterminant. Plusieurs projets du groupe sont encore en phase de structuration, notamment un parc éolien de 300 MW en Éthiopie, estimé à 620 millions de dollars.
En sécurisant ces investissements en amont, le partenariat vise à accélérer leur concrétisation et à favoriser un déploiement plus rapide des infrastructures énergétiques sur plusieurs marchés à la fois.
——————-
English summary
The World Bank Group, through MIGA, has partnered with AMEA Power to mobilize over $1.65 billion for renewable energy projects across emerging markets, with a strong focus on Africa. The initiative includes up to $1.48 billion in guarantees to reduce investment risks and accelerate project delivery. Several African countries are involved in the first phase, with plans to deploy significant power generation and storage capacity while creating thousands of jobs.



