
Sous l’effet des tensions internationales, le FMI revoit légèrement à la baisse ses perspectives pour l’Afrique subsaharienne, tout en maintenant une trajectoire de croissance modérée.
Le Fonds monétaire international a ajusté ses prévisions pour l’Afrique subsaharienne. Dans son dernier rapport, l’institution anticipe une croissance de 4,3 % en 2026, soit un recul de 0,3 point par rapport à ses estimations de janvier.
Cette révision s’explique principalement par les effets du conflit au Moyen-Orient, qui pèsent sur les économies africaines. La hausse des prix de l’énergie, des engrais et des coûts du transport maritime renchérit les importations, tandis que les perturbations commerciales et le ralentissement de certains flux, notamment touristiques et financiers, fragilisent plusieurs pays.
Les grandes économies de la région illustrent ces ajustements. La croissance du Nigeria est désormais attendue à 4,1 %, contre 4,4 % auparavant. Celle de l’Afrique du Sud est revue à 1 %, confirmant un ralentissement plus marqué.
Malgré ce contexte, la dynamique reste globalement positive à moyen terme. Le FMI table sur une légère amélioration en 2027, avec une croissance régionale estimée à 4,4 %. L’institution souligne toutefois que les risques restent orientés à la baisse, dans un environnement international toujours incertain.
LIRE LE RAPPORT : https://www.imf.org/fr/publications/reo/ssa/issues/2026/04/16/regional-economic-outlook-for-sub-saharan-africa-april-2026
English summary
The IMF has revised down Sub-Saharan Africa’s growth forecast to 4.3% for 2026, citing the impact of Middle East tensions, rising energy costs, and trade disruptions. Growth is expected to slightly improve to 4.4% in 2027, though risks remain tilted to the downside.



