Pouvoirs & stratégies

Port sec au Mozambique : La Biélorussie veut offrir au Zimbabwe une ouverture vers l’océan Indien

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Le président biélorusse Alexandre Loukachenko propose un partenariat tripartite entre le Zimbabwe et le Mozambique pour la construction d’un port sec, visant à créer une plateforme logistique stratégique sur la côte sud-est africaine.

La proposition a été formulée à Minsk lors d’une rencontre avec la présidente du Sénat zimbabwéen, Mabel Chinomona. L’objectif affiché : établir une base logistique permettant d’acheminer les marchandises biélorusses – et celles de ses partenaires, notamment la Russie – vers l’Afrique australe.

Selon Loukachenko, combiné à la réhabilitation des liaisons ferroviaires entre le Mozambique et le Zimbabwe, le projet pourrait transformer Harare en plaque tournante régionale pour les flux commerciaux stratégiques.

Pour le Zimbabwe, l’enjeu est clair : réduire la dépendance aux ports sud-africains et sécuriser un accès plus direct à l’océan Indien via le Mozambique. Harare envisage depuis plusieurs années un port sec à Beira ou Nacala pour fluidifier ses importations et exportations.

Cette initiative s’inscrit dans le renforcement des relations bilatérales entre Minsk et Harare depuis 2019, consolidées lors de la visite d’État de Loukachenko au Zimbabwe en 2023.

Lecture stratégique

Derrière l’infrastructure logistique se joue un repositionnement géoéconomique :

  • La Biélorussie cherche un ancrage africain dans un contexte de sanctions occidentales.
  • Le Zimbabwe veut sécuriser ses corridors commerciaux.
  • La Russie pourrait bénéficier indirectement d’une nouvelle route d’exportation vers l’Afrique australe.

Le port sec apparaît ainsi comme un outil de souveraineté logistique… et d’influence stratégique.

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